Qui je suis...

Qui je suis...

Cendrillon a dix-huit ans. Elle n'habite pas dans un château mais dans son appartement.
Elle fume un peu trop. Elle boit aussi parfois un peu trop.
Elle écrit. Jusqu'à l'overdose.
Elle n'a pas de soeurs féroces. Juste un frère. Gentil quand il veut.

Cendrillon vénère Marylin Monroe.
Cendrillon sanctifie l'amitié.
Cendrillon rêve d'un autre monde, d'une autre vie.
Mais Cendrillon rêve trop de toute façon.

Sa marraine, la bonne fée, ne lui rend plus aussi souvent visite.
Mais Cendrillon essaye de se débrouiller.
Elle n'est pas vraiment une princesse. Juste une fille normale.

Cendrillon s'appelle Ana.
Et c'est moi.

# Posté le vendredi 18 avril 2008 22:29

Modifié le mercredi 28 mai 2008 19:31

Vois combien les choses sont belles quand elles sont éternelles.

Vois combien les choses sont belles quand elles sont éternelles.
On s'était promis l'éternité mon amour. Te souviens-tu de tous ces mots qu'on se disait ? De tous ces rêves qu'on espérait réaliser ? Te souviens-tu de « Nous » ? L'éternité nous a fait faux bon. Comme elle fait faux bon à tout le monde, qu'on s'aime ou qu'on se déteste. On n'a pas su retenir le temps entre nos mains, on n'a pas su saigner jusqu'à l'épuisement. On a jeté les armes avant. Et accepté les larmes. On se croyait tellement forts, tellement supérieurs à tout. Quels naïfs avons-nous pu faire. La vie nous a battu. Et nous sommes épuisés. Pour ne pas dire morts. Nous pleurons du sang, crachons des injures pour ne pas se dire ces mots qui nous rongent. Pour ne pas se dire que l'amour est plus fort que la haine. Ne pas céder dans une étreinte passionnelle. Ce serait simple de s'excuser. Mais les mots sont faibles, ce sont des souffles de vent. A peine plus perceptible dans l'éternité qu'un rêve d'une nuit. Non, ça ne changerait pas le monde que tout s'arrête. Mais ça changerait le nôtre. Ça changerait nos misérables vies, déjà bien assez cauchemardesques comme ça. La pluie serait toujours la même mais elle serait l'écho de cette pluie sur nos joues. Les hommes seraient toujours aussi fous, mais pas autant que cette folie destructrice qui nous habiterait. Nos nuits seraient toujours blanches, mais tâchées d'impureté, de désolation. Peut-être perdrions-nous nos rêves, nos espoirs. Mais pas le souffle secret qui nous consume. Qui nous brûle et nous détruit. Ce souffle qui nous crierait qu'on a fait une erreur. Qui nous scanderait des « Je t'aime » à n'en plus pouvoir. Et qui nous mènera à échouer sur une rive bien trop abjecte pour nous.

Excuse-moi.

# Posté le mardi 22 avril 2008 13:34

Modifié le mercredi 28 mai 2008 19:29

Rien n'a de sens.

Rien n'a de sens.




Alors c'est ça ma vie ? Bouffer cent grammes de riz que j'essaye de faire ressortir après ? Fumer clope sur clope tout en sachant comme ça me détruit ? Me regarder dans le miroir avec un mélange de dégoût et de satisfaction ?
C'est donc ça ma misérable existence ? Qu'il est loin le glamour auquel j'aspire. Qu'elles sont loin les paillettes de mes rêves d'enfance.
Je fais des études parce que je sais qu'un jour je devrais céder à la stabilité. Je sais que je ne dépendrai pas toute ma vie du fric de papa – maman. Mais la perspective d'être une adulte avec une vie bien rangée me chagrine, me dégoûte presque.
C'est donc ça que nous sommes tous condamnés à devenir ? Des caricatures du type bon chic – bon genre ? Des petits bourgeois avides de pognon pour pouvoir emmener les marmots en vacances ? Que de réjouissances s'annoncent.
La musique m'apaise et m'énerve à la fois.
L'écriture ? Devenue une drogue plus qu'une passion.
Que reste-t-il de pur en moi ? Rien, malheureusement. Je suis corrompue par la vie, corrompue par la société. Comme vous. La vie nous a tous foutu en l'air. Tous comme nous sommes. Et nous nous contentons de lui répondre « Amen ». Parce que ça ne sert à rien de se rebeller contre l'ordre préétabli.

# Posté le dimanche 27 avril 2008 10:45

Modifié le mercredi 28 mai 2008 19:29

Au soleil qui brille la nuit, je fixe les étoiles allanguie, et je me demande où tout va me conduire.

Au soleil qui brille la nuit, je fixe les étoiles allanguie, et je me demande où tout va me conduire.
Je suis en TD. Mon dernier TD de l'année. Et je crois que c'est le moment de faire le point sur cette année scolaire qui vient de s'écouler. Première année de fac. Le droit. Choisi par hasard. Devenu une vocation ? Peut-être ou pas.

Cette année a surtout été l'occasion de rencontrer de nouvelles personnes, de mûrir, d'apprendre tout un tas de chose, de commencer à m'affirmer, à prendre confiance en moi.

Commençons par les rencontres. Joy dès le premier jour et sans qui les cours en amphi seraient bien tristes. J'aime nos commérages, nos conneries, nos fous rires pour rien. Ensuite Marie, copine de glandage. Nos TD passés sur MSN, à méditer sur ceux qui travaillent trop et qui ont plus de vie. Nathalie que j'ai malheureusement moins vue au second semestre. Sophie qui était en allemand avec moi et avec qui je rigolais bête sur la prof. Ca va me manquer l'an prochain ça.

Et puis toutes les rencontres furtives. Ces gens croisés dans l'amphi sur qui nous rigolions. Je ne dirai qu'une chose : LA CHOSE ! Nos chargés de TD. Célinette. MM. La vieille folle frustrée. Ca résume bien la situation non ?

Sinon j'ai appris à cuisiner (hum, exploit !), à faire le ménage (même si ça me gave), à prendre mes responsabilités, décider de me lever ou pas le matin (au second semestre ça a été moins facile !).

J'ai validé mon semestre, ça m'a donné un peu d'assurance. J'ai perdu pas mal de kilos, ça fait du bien de se sentir un peu mieux. J'ai fait des soirées mémorables. Des fous rires pour rien.

En somme une année merveilleuse. Malgré tout.

# Posté le mercredi 30 avril 2008 02:42

Modifié le dimanche 29 juin 2008 09:01

Encore un article qui fera jazzer.

Encore un article qui fera jazzer.
Je suis une salope, je suis une amoureuse
Je suis une enfant, je suis une mère
Je suis une pêcheresse, je suis une sainte
Je n'ai pas honte
Je suis ton enfer, je suis ton rêve
Je ne suis rien entre les deux

Oui, je suis extrême comme fille. Du genre un peu différente de vous quand même. Heureusement me direz-vous. Cendrillon croit peut-être encore aux contes de fée au fond d'elle, mais dans la vraie vie, elle a du mal. Elle a l'impression que le monde est bien trop superficiel. Oui, vous lisez bien.

Cendrillon elle-même est superficielle. Elle dépense des fortunes dans les boutiques. Et s'en fout. C'est une petite bourgeoise, du genre comme vous n'aimez pas. Vous direz qu'elle se tape des manières et qu'elle se la joue. Et alors ? Elle ne se considère pas comme une "fashion-bitch", elle a plus d'estime d'elle que ça.

Cendrillon est intelligente. Et oui. Une p'tite bourgeoise intelligente, ça vous en bouche un coin hein ? Pourtant elle aime jouer la blonde, l'idiote. Ca l'amuse de vous croire si supérieurs à elle alors qu'elle peut vous exterminer d'un mouvement de paupière et d'une parole habilement placée. Ne sous-estimez pas les "idiotes". Elles vous dépassent.

Cendrillon provoque et elle continuera tant que vous la ferez rire à la critiquer. Si vous saviez comme nous on se marre face à vos p'tites remarques. Si encore vous nous connaissiez. Mais non. Tellement superficiels d'esprit. Je préfère encore l'être d'apparence.

# Posté le jeudi 01 mai 2008 13:43

Modifié le mercredi 28 mai 2008 19:27